La forêt comme dénominateur commun, un débat exceptionnel entre Luc Barthassat et Benki Piyako

Le Mercredi 1er Novembre 2017, Benki Piyako, “gardien de la fôret, éveilleur de conscience”, leader politique et spirituel de la communauté amazonienne des Ashaninka, achevait une tournée en Europe où il plaidait pour les droits des peuples. Il venait ainsi à la rencontre de Luc Barthassat, Conseiller d’Etat chargé du département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA) au Cercle des Dirigeants d’Entreprises, pour un débat des plus passionnants sur le thème : “Forêt, un enjeu économique, social, environnemental et sacré“.

Les étudiants de l’International Management School Geneva ont ainsi eu la chance de pouvoir assister à cet événement, suivi d’un verre de l’amitié et d’échanges avec les acteurs économiques genevois.

Toute l’équipe de l’IMSG tient à remercier le Cercle des Dirigeants d’Entreprises pour l’organisation de cette belle rencontre et son accueil toujours aussi chaleureux.

Les étudiants de l’IMSG voyagent en ville de Genève dans le tram du Cercle des Dirigeants d’Entreprises

Le Jeudi 26 octobre 2017, les étudiants de l’IMSG inauguraient le nouveau tram du Cercle des Dirigeants d’Entreprises, qui voyagera en ville de Genève tout au long de l’année 2018.

Un cocktail dinatoire leur était servi dans le tram, privatisé par le CDE, pour un tour d’une durée d’environ une heure.

Ainsi, les étudiants ont pu rencontrer et échanger avec de nombreux chefs d’entreprises du bassin genevois, qui tout comme eux étaient ravis de participer à cet événement hors du commun…

Innovation Day à l’IMSG : les étudiants face à des problématiques réelles d’entreprises

Dans le cadre de l’Innovation Day du mercredi 18 octobre 2017, l’International Management School Geneva a eu l’honneur d’accueillir M. Christophe HILTY, General Manager de l’Hôtel Le Richemond et M. Fabrizio BAROZZI, Directeur Général du Casino du Lac.

À la suite d’un cours sur l’innovation dirigé par M. Alain PILLET, coach en transformation organisationnelle et maître d’enseignement à la HES-SO Valais, les étudiants de l’IMSG ont du constituer des groupes afin de travailler sur les problématiques de développement émis par les dirigeants du Richemond et du Casino de Genève. Ils devront leur présenter en Mai 2018 un projet innovant, qui pourra être retenu et mis en place dans leur structure respective.

Lors de la prochaine session programmée au Mercredi 29 novembre, l’IMSG accueillera M. Guillaume BEURGAUD, Président de l’association Le Cercle d’Or, pour laquelle les étudiants devront également proposer un projet de développement.

L’entreprise libérée, un miroir aux alouettes Interview de Bernard Radon dans HR Today

“Une interview parue dans la revue professionnelle HRToday fait le point de 15 ans de ma pratique professionnelle. Le style directif a été remis en question depuis les années 1960 et le grand mouvement psychosocial. On veut faire du manager le gendre idéal. C’est une guerre permanente. Malgré cela, le pouvoir et l’autorité restent deux ingrédients indispensables du management. Il faut bien, d’une manière ou d’une autre, imposer aux gens d’arriver à l’heure, de partir à l’heure et de produire un certain nombre de biens qui soient dans le domaine de l’excellence. Alors, libérer quoi ? Les alouettes prises dans les filets.” – Bernard Radon, enseignant en Stratégie organisationnelle à l’IMSG et coach de managers.

Pourquoi le tabac rend-il les jeunes « accros » ? Le marketing à lépreuve des rites et symboles Un article du Prof. Dr. Richard Delaye

Le tabac est bien plus qu’un bien de consommation, il peut même nous apprendre beaucoup sur nos sociétés occidentales, auxquelles il est intimement lié. En effet, comme le rappelle Torben Bechmann, le tabac est introduit à la fin du 15e siècle en Europe. Il fait suite aux expéditions outre-Atlantique, et sert initialement de remède à des fins thérapeutiques. On le retrouve ensuite durant les grandes guerres, durant lesquelles le tabac est distribué aux militaires sous forme de cigarettes pour leur remonter le moral.

Mais l’adepte de la cigarette n’est pas le même que celui qui fume la pipe et encore moins celui qui affectionne le cigare. Ce marquage social est mis en évidence dans une étude française qui démontre le lien entre le fait d’être fumeur (de cigarettes) et la catégorie socioprofessionnelle.

En effet, le nombre de fumeurs augmente significativement chez les personnes à bas revenus et diminue chez ceux dont le revenu est considéré comme « supérieur », avec toute la relativité qu’il convient d’y apporter. Autre facteur social de taille, la structure familiale, qui joue un rôle prédominant dans la consommation.

Il semblerait que le comportement tabagique des adolescents soit influencé par les conflits intrafamiliaux, le manque d’accompagnement, et une plus grande négligence vis-à-vis des adolescents. Fumer est de ce fait un marqueur social indéniable et une source d’inégalité sociale supplémentaire.

Entre addiction et dépendance

La dimension psychoactive du tabac, en particulier chez les jeunes, ne doit pas être occultée. Elle se manifeste par de fortes addictions ou dépendances, des « actions qui reposent sur une envie répétée et irrépressible, dont même les efforts et la motivation du sujet ne lui permettent pas de s’en soustraire », accompagnées d’un phénomène de manque dès lors que le sujet est privé de ce besoin.

Rapidement, on observe chez ce dernier des signes physiques et psychiques tels qu’une augmentation des doses pour obtenir un effet similaire, un temps de plus en plus important pour la recherche des cigarettes, une consommation qui se poursuit, voire augmente, malgré la prise de conscience des conséquences sur la santé.

Même si dépendance trouve pour synonyme addiction comportementale, dans le cas du tabac, il convient de parler davantage de dépendance. Les deux notions sont intimement liées et la confusion qui règne est fort intéressante car, comme le souligne le psychologue clinicien Guillaume Poupard :

« Le terme « addiction » (ad-diciere : « dire à », au sens d’attribuer quelqu’un à une autre personne) est un vieux terme français provenant du latin qui désignait, en droit, la contrainte par le corps de celui qui, ne pouvant s’acquitter de sa dette, était mis à la disposition du plaignant par le juge. »

Ils étaient donc, à ce titre, privés de liberté.

Chez les Romains ou à l’époque du Moyen-Âge, on pouvait ainsi se retrouver adonné ou addicté à un créancier dont on n’était pas en mesure d’honorer les créances. Dans le premier cas, réduit à l’esclavage afin de régler ses dettes, dans le second cas c’est par un tribunal que le remboursement par le travail était ordonné.

Chez nos voisins anglais, l’addiction peut aussi revêtir une forme de soumission, celle du jeune apprenti à son maître par exemple. Étymologiquement, nous nous retrouvons bien face à une privation d’indépendance, à une confiscation de la liberté et à la soumission, des termes forts qu’il faut bien entendre pour comprendre la complexité de la place que tient le tabac dans nos sociétés.

Tabac et construction de l’identité

L’adolescence est une étape de transition indéniable où le jeune est confronté à une véritable dualité avec une quête d’identité propre (individualisme) et une recherche d’intégration sociale (collectif). En même temps que son corps change, l’adolescent va chercher à faire évoluer son propre système de valeurs en tentant de « se mettre en conformité » avec une normalité supposée. Mais cette période de la vie est également synonyme de fragilités avec des stress, de l’ennui, des pressions sociales du groupe, qui viennent, avec la curiosité, l’image de soi et la naissance de l’esprit de rébellion, quelque peu déstabiliser le jeune dans sa construction identitaire. Ces éléments sont, du reste, reconnus comme étant les principaux facteurs d’initiation au tabac. La cigarette et l’ensemble de rites qui l’entoure, permet à certains de lutter contre leurs angoisses car ils y trouvent une forme de relaxation et de réconfort face au stress et aux pressions sociales.

La structure familiale, les relations avec les parents, les facteurs psychosociaux et génétiques tout comme le tempérament, jouent un rôle non négligeable dans l’acte de fumer de l’adolescent. On observe, par exemple, une expérimentation du tabac plus précoce dans les milieux défavorisés (bas niveau socio-économique). Le statut matrimonial (divorce, monoparental, conflits…) tout comme la perception de l’adulte par l’adolescent (parent, professeur fumant) peuvent avoir également un impact significatif sur les comportements tabagiques de l’adolescent.

A ce titre, il convient de considérer la cigarette comme étant un élément significatif de l’habitus.

Fumer semble apparaître chez l’adolescent à la fois comme un facteur d’intégration au groupe des pairs et comme une tentative d’inscription dans le monde des adultes. Ainsi, la première cigarette doit être assimilée à un rite de passage à part entière. Or, un rite de passage a pour caractéristique de transformer celui qui le vit. Dans le cas présent, le non-fumeur devient fumeur et intègre la communauté des fumeurs rassemblée autour de la cigarette, qui prend donc toute la hauteur du symbole.

On peut comprendre aisément que de modifier les comportements du fumeur s’avère être une opération longue et compliquée tant elle fait appel aussi bien à l’environnement qu’à des facteurs psychosociologiques complexes.

La cigarette liée au(x) genre(s) ?

Les différences entre les filles et les garçons s’expliquent sans doute par le contexte socioculturel.

Ainsi, le pédopsychiatre Daniel Bailly décrit clairement que lorsque les premières fument, elles sont jugées extraverties, sûres d’elles, rebelles et socialement « habiles », alors que pour la gent masculine, la consommation de tabac implique des sujets socialement « insécures ».

« Dans le même ordre d’idée, des études récentes soulignent le lien, chez les filles, entre comportement alimentaire (régimes, préoccupations centrées sur le poids et les formes corporelles) et consommation de tabac. »

Fumer, entre plaisir et symbolisme

Les industries du tabac sont à l’origine d’une érotisation du tabac (voir la campagne Tipalet), afin de conjuguer tabac et plaisir sexuel. Cette pratique utilise la capnolagnie, une forme de fétichisme de la cigarette qui est alimentée par l’image renvoyée par un individu en train de fumer.

Ainsi, l’aspect glamour d’une femme qui fume, la stimulation de ses lèvres qui peuvent rappeler une fellation, tout comme la cigarette elle-même, qui par sa forme, peut faire référence à un phallus, sont des symboles féminins et masculins, qui se sont vus renforcés par les guerres et le cinéma d’après-guerre. En stimulant indirectement nos fantasmes, ils ont une conséquence subconsciente sur notre libido et donc directement sur l’impulsion d’achat. Du reste, sur le plan neurochimique, les addictologues s’accordent sur le plaisir qui est généré par l’absorption du tabac (tout comme celle de l’alcool et de la cocaïne).

En augmentant le taux de dopamine présent dans le cerveau, et plus précisément dans le faisceau médian du télencéphale, elle stimule le « circuit de la récompense », un mécanisme qui mobilise d’autres centres, qui participent, chacun à leur manière, à la réponse comportementale. Une expression qui revient souvent chez les fumeurs est « c’est un plaisir de fumer une cigarette ». À partir du moment où le circuit est déréglé, la dépendance s’installe et la nécessité d’une nouvelle dose s’impose.

Internet, comme nouveau canal marketing

Dans la mesure où le paquet (en remplissant des fonctions de communication et de différentiation avec ses couleurs, sa forme et son logo) est amené à être harmonisé et quasiment anonymisé, il est fort probable que l’industrie du tabac redouble de ruses pour atteindre les jeunes, qui sont une cible privilégiée.

De nouveaux canaux marketing se développent insidieusement. Les smartphones sont de véritables « prolongements » de nos adolescents et Internet et les réseaux sociaux régulent, pour partie, leur vie. Une récente étude sur les addictions en Suisse montre que les jeunes de 15 à 19 ans utilisent ce support dans leur vie privée en moyenne deux heures et demie par jour durant la semaine, et plus de trois heures par jour le week-end.

L’exposition à Internet est quasi-permanente et son encadrement est difficile à assurer car, même si des « filtres » sont mis en place dans les établissements scolaires, les élèves et étudiants peuvent sans difficulté contourner cette contrainte d’accès avec leurs propres abonnements.

De ce fait, outre les publicités, ils peuvent ainsi télécharger plus de 100 applications faisant la promotion du tabac. Par ailleurs, dans la mesure où les addictions ont tendance à se renforcer mutuellement, la dangerosité de l’association n’en est que plus accrue.

Comment l’industrie du tabac manipule

Quand on sait que 59 % des gérants des points de vente dits « physiques » suisses interrogés reçoivent régulièrement la visite de représentants de l’industrie du tabac, on comprend alors que les cigarettiers ont très vite intégré l’enjeu de sensibiliser des jeunes encore fragiles. Ils proposent ainsi diverses promotions visant à mixer « habilement » les produits (tabac, journaux, confiserie, jeux de hasard, etc.), et le résultat ne peut être que payant.

En effet, il est prouvé que les jeunes exposés à des publicités de tabac alors qu’ils viennent acheter des sucreries sont influencés positivement, et que leur initiation au tabagisme n’en est que plus précoce que chez les autres (pas ou peu exposés). L’explication en est assez simple : les présences de ces publicités sur le lieu de vente banaliseraient et normaliseraient les produits du tabac, et, par conséquent, réduiraient leur dangerosité perçue (au même titre que les films avec fumeur ont tendance à dégager des valeurs positives au tabac et à prédisposer les adolescents à fumer).

En mesurant précisément, à l’aide de moyens techniques de dernière génération (eye tracking), l’impact des « produits du tabac » sur les adolescents et les jeunes adultes lors d’une visite dans un point de vente, on peut comprendre comment, physiquement, les jeunes sont interpellés (consciemment ou inconsciemment) par des images, des logos, ou des couleurs.

La très sérieuse revue internationale Tabacco Control, a publié un article, dans lequel il a été démontré que la promotion sur les lieux de vente (qu’il s’agisse de la publicité comme des rabais ou cadeaux) a un effet radical sur les enfants et les adolescents. La probabilité qu’ils essaient de fumer un jour est de 60 % plus grande que chez ceux qui ne sont pas exposés aux dites promotions ; quant à celle de fumer à l’âge adulte, elle augmente de 30 %.

Une véritable « bombe à retardement » quand on sait que le tabac tue plus de 9 000 personnes en Suisse, et 1 personne sur 10 dans le monde. Cela nous permet ainsi de prendre conscience, en qualité d’adultes, des risques auxquels sont exposés nos enfants et adolescents, même à l’occasion d’un acte aussi banal et anodin que celui de l’achat d’un bonbon.

Cette approche anthropologique a donné lieu à l’introduction d’une étude menée par le Dr. Julien Intartaglia (Haute École de Gestion de Neuchâtel) pour le compte du Cipret (Switzerland).

Executive Education: le grand boom des boosters de carrière

Un article du Dr. Richard Delaye-Habermacher, Directeur pédagogique de l’International Management School Geneva, publié dans le journal HR Today.

Qui n’a jamais entendu parler du MBA, ce formidable booster de carrière, proposé à l’origine par l’Université de Harvard qui le créa en 1908 et qui est désormais proposé par bon nombre de Business Schools et universités dans le monde entier?

Dans sa forme initiale du «full-time», il s’agit d’une formation généraliste essentiellement destinée aux scientifiques tels que les médecins, pharmaciens et ingénieurs en recherche d’un «vernis managérial» avant une prise de poste d’encadrement. En effet, leurs cursus universitaires étant essentiellement focalisés sur l’acquisition de compétences techniques, celles liées à la gestion, au management, aux ressources humaines, au marketing, au droit et à la stratégie ont trop souvent été superficiellement abordées, car elles ne font pas partie du «socle de compétences» de leur métier. Une «double compétence» de technicien et de gestionnaire devient donc incontournable pour la prise de responsabilités, d’où l’engouement pour les MBA ces dernières décennies.

Une version «Executive» du MBA – (EMBA) – apparaît en 1943 à l’Université de Chicago. Elle a pour cible les séniors, cadres supérieurs ou dirigeants, bénéficiant d’une expérience professionnelle significative de 8 à 15 ans et qui souhaitent, soit intégrer un Comité de direction, soit se réorienter (volontairement ou involontairement parfois), soit débuter une seconde vie professionnelle en qualité de consultant en capitalisant sur leur expérience et leur expertise accumulées durant la période précédant l’entrée dans le cursus. Ces dernières, ainsi que la position hiérarchique occupée, demeurent un atout considérable pour pouvoir avoir la chance d’être accepté dans ces formations de haut niveau où chacun vient apporter «sa pierre à l’édifice». Mais chacun doit pouvoir également y trouver une source de création de valeur, un retour sur investissement, un ROI formation en quelque sorte.

Le EMBA, une mise à niveau et un co-investissement

Un mauvais recrutement a pour risque la création d’un déséquilibre dans les échanges, et pourrait donc être fatal pour un programme dont les coûts peuvent atteindre les CHF 120 000 dans des établissements les plus prestigieux comme la London Business School, l’ESCP Europe, l’IMD – Lausanne et HEC – Paris pour ne citer que les «européennes». Mais ce prix est souvent justifié compte tenu des professeurs et des moyens mis à disposition des étudiants. Par ailleurs, «ces diplômes garantissent de belles progressions de salaire dans les trois années» précise Christine Piédalu et les frais d’écolage sont très souvent «négociés» (totalement ou partiellement) avec la DRH constituant, dans certains cas, un réel contrat moral entre l’entreprise et le salarié. Ce dernier peut en effet être amené à signer une clause lui demandant de rester dans l’entreprise pour quelques années en échange de la prise en charge financière qui ne se limite pas aux seuls coûts pédagogiques facturés par l’établissement. Il faut également intégrer les dépenses liées à la restauration, à l’hébergement et aux transports (souvent des voyages d’études à l’étranger au sein d’universités partenaires), sans oublier le coût du salarié qui pourra être absent une ou deux journées par semaine, selon le rythme du «part-time» choisi.

En contrepartie, l’investissement du salarié est conséquent car, pour aboutir à la soutenance/défense d’un mémoire ou d’un business plan qui pourra porter sur une problématique de son entreprise, les samedis sacrifiés pour la rédaction, les lectures, les études de cas à rendre et le rattrapage des dossiers professionnels au cours des 16 ou 24 mois que dure généralement le EMBA peuvent avoir des conséquences sur la vie professionnelle mais également personnelle. Le choix d’intégrer un tel cursus doit donc être une décision prise avec l’accord de son conjoint, car les impacts sont beaucoup plus fréquents que l’on ne le pense.

L’entreprise, de son côté, si elle agit intelligemment, a également tout à gagner à envoyer ses «hauts-potentiels» une fois identifiés, dans ce type de formations. Les apports des intervenants, souvent conseils de renom en parallèle de leurs activités d’enseignement ainsi que les échanges de «best practices» avec les autres auditeurs sont autant de sources de motivation et de création de valeur ajoutée pour l’Executive student et l’entreprise qui l’emploie. Cependant, gare à une mauvaise gestion à son retour de formation, car les exigences, qu’elles soient salariales ou en matière de responsabilité, vont croître. Aussi, il appartient à l’entreprise de veiller à employer «à sa juste valeur» le nouveau diplômé au risque de le voir partir à la concurrence, la clause énoncée précédemment ayant très peu de chance d’être retenue par les instances juridiques compétentes.

L’Executive DBA, modéliser son expérience et penser différemment

Réservé essentiellement aux dirigeants d’entreprise titulaires d’un MBA ou diplôme jugé équivalent et désireux de formaliser et modéliser leur expérience professionnelle tout en respectant les canons académiques, le EDBA est obtenu à l’issue d’une Thesis soutenue devant un jury composé d’académiques et de professionnels. Cette dernière doit répondre à une problématique managériale très précise et reposer sur un travail scientifique éprouvé. A ce titre, un encadrement particulier est mis en place afin de guider et accompagner le DBA student dans ses publications (articles, ouvrages, tribunes, …) sur son thème de prédilection et bien entendu dans la rédaction de sa Thesis. Ce cursus doctoral qui dure généralement trois années doit permettre à celui qui choisit de l’intégrer d’aborder des disciplines telles que l’épistémologie, l’analyse de données et la méthodologie de la recherche agrémentées de nombreux ateliers thématiques dans les domaines de la stratégie, du marketing, du management, de l’innovation, des ressources humaines, assurés par des universitaires ou des experts reconnus.

La réussite du EDBA permet d’obtenir un titre d’«Executive Doctor» et atteste donc d’une capacité à mener des études scientifiques de type «doctoral» conférant à son détenteur une expertise particulière sur un sujet spécifique et par conséquent une reconnaissance scientifique et professionnelle évidente. Attention cependant à ne pas confondre le EDBA avec le PhD. ou le Doctorat de l’Université qui ont pour vocation de former des enseignants et des chercheurs, même si le EDBA ouvre les portes de l’enseignement pour les professionnels.

La hausse de salaire pour les détenteurs du EDBA est beaucoup moins flagrante que pour le EMBA. La motivation pour suivre ce long cursus réside, en réalité, beaucoup plus dans une recherche de sens et dans le développement de nouveaux schémas de pensée que dans l’acquisition de nouvelles connaissances comme cela est le cas en EMBA. Pour un EDBA, il faut compter entre CHF 15 000 et CHF 40 000.

Accréditations et réseau, deux critères incontournables

Il faut cependant être vigilant sur les programmes proposés car EMBA et EDBA, dans la mesure où ils ne sont pas des «titres déposés», peuvent être délivrés par toute Institution de formation, les meilleures comme les pires. Aussi, avant de s’engager dans des études coûteuses financièrement et sur le plan personnel, il est nécessaire de s’assurer de certains points. Le premier est celui des accréditations dont dispose l’établissement qui diplômera. Il existe, outre la reconnaissance par la Confédération, des labels américains (AMBA et ACCSB), européens (Equis ou Epas délivrés par l’EFMD). Pour celles qui n’auraient pas (encore) ces reconnaissances, le candidat doit vérifier les associations académiques desquelles l’Ecole ou l’Université privée sélectionnée est membre (Registre Suisse des Ecoles Privées, IACBE, ACBSP…) et l’existence d’une démarche qualité reconnue en Suisse sur le plan national ou international (Eduqua ou EFQM). Enfin, avant toute inscription, il faut également vérifier les partenariats effectifs avec d’autres Institutions et valider le ranking de ces dernières car des voyages d’étude pouvant être proposés, ils n’ont pas le même effet s’il s’agit d’un top 10 ou d’une université en fin de classement.

Dernier point d’importance capitale avant de signer: le profil des enseignants et des autres auditeurs, et la présence d’Alumni, car ce sont là les seuls outils de mesure tangibles de la qualité du réseau qui sera mobilisable durant la formation et de nombreuses années après avoir été diplômé.

Publication du Prof. Gilles-Emmanuel Jacquet

Gilles-Emmanuel Jacquet, professeur de géopolitique, relations internationales et intelligence économique à l’IMSG vient de publier un ouvrage sur l’histoire du conflit moldo-transnistrien.

La République de Moldavie reste encore largement méconnue, tout comme le conflit armé qui l’opposa en 1992 à la République Moldave de Transnistrie, une entité autoproclamée et établie sur la rive orientale du Nistru/Dniestr. Le conflit moldo-transnistrien n’est pas seulement lié à l’effondrement de l’URSS, à la volonté des Moldaves d’obtenir la reconnaissance de leur langue, l’indépendance ou pour certains de se réunifier avec la Roumanie ainsi qu’au souhait des Transnistriens de préserver l’URSS puis d’obtenir leur propre indépendance mais il est aussi un héritage du passé de la région, des changements de souveraineté et de frontières, des mouvements de population qui se sont produits au cours des siècles, au gré des guerres, des occupations ou des révolutions. 

Aujourd’hui « gelé » le conflit moldo-transnistrien fait l’objet d’un long et complexe processus de négociations impliquant différents acteurs (Russie, Ukraine, États-Unis, Union Européenne, OSCE) dont les ambitions régionales sont la source de nombreuses tensions. Cet ouvrage s’intéresse à la genèse du conflit moldo-transnistrien, au conflit lui-même et aux négociations sur sa résolution à travers l’histoire de la région, son peuplement, les problématiques linguistiques ou identitaires qui y sont liées (comme celle existant au sujet des racines roumaines de la culture et de la langue moldaves) et le rôle des différents acteurs impliqués, qu’il s’agisse d’États, d’organisations régionales ou internationales, de groupes politiques locaux et de simples citoyens moldaves ou transnistriens ayant participé au conflit de 1992.

Cet ouvrage peut être commandé sur le site internet des éditions Connaissances et Savoirs ici.

Signature d’une convention entre l’armée suisse et l’IMSG

Une convention a été signée entre l’armée suisse (Formation supérieure des cadres de l’armée) et l’IMSG afin de reconnaître les compétences des officiers et sous-officiers supérieurs dans la sphère universitaire et civile. L’IMSG et son équipe sont honorés d’avoir été choisis pour participer à ce beau projet qui, outre la dimension ressources humaine qu’il incarne, permet aux citoyens-soldats de faire valoir dans un cursus universitaire leurs expériences.

Le  FSCA était représenté par le Divisionnaire Daniel Keller et le chef de projet Romandie, le Lieutenant-Colonel EMG Pascal Eggen. Le Prof. Dr. Richard Delaye-Habermacher, academic dean, le Colonel (er) Eric Nicod, responsable du développement des partenariats, le Dr. Roselyne Delaye, en charge du développement et le Capitaine Guillaume Auer, président des Alumni représentaient l’IMSG.

Il convient de remercier le Colonel EMG Pierre-Michel Auer de l’orchestration parfaite ainsi que le Prof. Dr.  Jean-Paul Vulliéty, de l’Université de Genève, le Lieutenant-Colonel Yves Bezençon, Directeur logistique du canton de GE, Monsieur Etienne Stalder et le Capitaine Diego Carrillo, membres du Comité Equimil, de leur précieuse présence.

An IMSG advertising realized by Students of the Fribourg School of Management !

Under the supervision of Dr. Julien INTARTAGLIA, students of the Fribourg School of Management carried out an advertising campaign for the International Management School Geneva.

On this occasion, Dr. Richard DELAYE-HABERMACHER, IMSG’s Academic Dean, went to Fribourg to attend the presentation of their work and was impressed by the quality of the achievements.

L’International Management School Geneva vit à l’heure de la « Route de la soie »

Renmin University of China, au travers de sa composante recherche “Pacific Economic Research Institute”, a décidé de développer un partenariat avec l’International Management School Geneva. Un accord a été signé en présence des Profs. Drs. Jian Chen et Delaye-Habermacher respectivement président et academic dean du Pacific Economic Research Institute et de l’International Management School Geneva.

Il portera sur les échanges d’enseignants et d’étudiants dans les programmes de Bachelor, Master et DBA ainsi que le développement d’actions de recherche (fondamentale ou action) respectives à destination des étudiants et salariés d’entreprises privées comme publiques. Cela passera par la création de chaires, l’organisation de «learning expeditions» et la mise en œuvre d’une politique de publication.