L’IMSG signe un accord partenarial avec la prestigieuse Académie présidentielle de Russie (RANEPA)

L’International Management School Geneva vient de franchir une nouvelle étape importante dans le développement de ses partenariats académiques internationaux en signant un accord de coopération avec l’Académie Russe d’Économie Nationale et du Service Public près le Président de la Fédération de Russie (RANEPA), représentée par son recteur, le Pr. Vladimir Aleksandrovich Maou.

Cet accord consiste à mettre en place les conditions optimales afin d’échanger étudiants et enseignants et de créer des parcours débouchant, in fine, sur des double-diplômes au profit de cadres publics et privés.

Entrent également dans le champ de ce partenariat d’exception, les échanges en matière de recherche et de publications scientifiques dans les domaines de la gestion, du management et des sciences politiques.

Entrez dans le monde de l’entreprise avec l’IMSG et le Cercle des Dirigeants d’Entreprises

L’IMSG devient membre du Cercle des Dirigeants d’Entreprises qui depuis sa création en 1984 multiplie les initiatives pour créer des liens entre les différents acteurs économiques genevois. Débats et conférences, soirées networking, visites d’entreprises, formations, tournois et rencontres avec des politiques sont au programme du Cercle des Dirigeants d’Entreprises, présidé par une femme d’exception : Mme Enza Testa Haegi .

Mardi 10 janvier 2017 – Petit-déjeuner politique de l’IMSG

Dans le cadre de son partenariat avec le Cercle des Dirigeants d’Entreprises, l’International Management School Genève vous invite à une rencontre exclusive avec M. Pierre MAUDET , Conseiller d’Etat chargé du Département de la Sécurité et de l’Economie (DSE).

Lieu : Rue François-Dussaud 17 – CH-1227, Genève à 8h00.

Pour vous inscrire : info@cupesihu.myhostpoint.ch

« Haut-potentiels », ces enfants qui souffrent dans les salles de cours – Dr. Richard Delaye

Comme nous le rappelions avec Patrice Adam dans l’ouvrage Tous talentueux :

« La gestion des “jeunes talentueux”, enfants intellectuellement précoces selon la terminologie française, doit être une préoccupation centrale tant elle est impactante à moyen ou long terme dans les organisations. Malheureusement, si de nombreux pays ont mis en application les recommandations formulées en 1994 par le Conseil de l’Europe pour éviter “de gaspiller les talents et par conséquent les ressources humaines par manque d’anticipation dans la détection des potentialités intellectuelles et autres”, bon nombre de ces jeunes potentiels – qui constituent entre 3 et 10 % de la population scolaire européenne – sont en situation d’échec et de décrochage scolaire. »

Du précoce au zèbre

Même si le terme peut induire chez l’enfant, qui, conscient de cet « avantage » mais qui ne l’utiliserait pas, une forme de pression, le terme de haut potentiel intellectuel (HPI) convient davantage à celles et ceux généralement qualifiés de précoces ou de surdoués. En outre, cette appellation montre bien qu’il s’agit d’un « potentiel » qui ne se réalisera pas obligatoirement.

Être HPI, c’est avant tout avoir un mode de pensée et une structure de pensée différents et c’est la raison pour laquelle l’enfant puis l’adulte HPI (car on le reste toute sa vie et même au-delà puisqu’il semblerait que le phénomène se transmette) peuvent rencontrer de sérieuses difficultés d’adaptation tant durant leur scolarité que dans la société en général. Il convient néanmoins de ne pas se laisser aller à la simplification car tous les HPI ne répondant pas aux mêmes traits de personnalité.

Les travaux de Betts identifient des profils en fonction de leurs comportements, attitudes, besoins, perceptions des autres et aides à leur apporter. On retrouve ainsi les « successful », « creative », « underground », « at-risk », « multi-exceptional » et « autonomous learner » chacun ayant ses spécificités propres.

Une autre approche très intéressante est celle de la psychologue clinicienne Jeanne Siaud-Facchin. La praticienne a su, à travers une métaphore pertinente, personnifier ces individus au schéma de pensée « hors de la norme » atténuant quelque peu tous les fantasmes et préjugés attachés à cette population particulière. Ainsi elle leur préfère l’appellation de « zèbre », parce qu’elle considère que « c’est un des seuls les animaux sauvages que l’homme n’a pas pu domestiquer » et que son pelage alternant les ombres et la lumière incarne entièrement son caractère : celui, paradoxal, faisant cohabiter splendeur de vivre et sentiments destructeurs voire suicidaires.

En effet, la question du suicide reste épineuse. De nombreuses études montrent que ces jeunes HPI sont davantage exposés à des syndromes majeurs dont les tendances suicidaires. La cause ? Le sentiment d’isolement souvent provoqué par une incompréhension de leurs enseignants, de leur famille mais surtout des camarades de leur âge avec lesquels ils tentent de partager des réflexions qui mettent en évidence les incohérences, les injustices d’un monde qu’on leur présente et qui ne correspond pas à leur idéalité. Lorsqu’ils s’expriment sur ces sujets « d’adultes », ils ne reçoivent pas toujours une oreille attentive et bienveillante et sont injustement jugés comme étant extravagants, décalés, voire prétentieux. En guise de retour, ce sera de l’étonnement et de la surprise dans le meilleur des cas. Sinon, ce sera de la moquerie voire une hostilité brutale.

C’est pourquoi l’incompréhension qu’ils subissent régulièrement génère une frustration qui, accompagnée d’une perte de sens rend leur construction difficile et peut vite les faire tomber dans une forme de dépression existentielle que James T. Webb décrit parfaitement bien.. Mais pour Cécile Bost, ces préoccupations existentielles les poussent également à s’investir intensément dans des activités académiques, politiques, sociales ou religieuses. Du reste, parce qu’ils sont différents, ils s’intéressent aux biographies de personnages ayant choisi de suivre des chemins « hors normes », différents… dans lesquels ils pourront s’identifier

Différents et complexes

En effet, c’est bien le mot différent qui les définit le mieux et ce n’est pas un hasard si le Dr. Revol, pédopsychiatre spécialisé dans les HPI, rappelle régulièrement que

« Les enfants précoces ne sont pas tout à fait des enfants comme les autres, mais comme les autres, ce sont des enfants. »

Il est donc réducteur de considérer le quotient intellectuel (QI) comme seul critère d’évaluation du HPI. En effet, si on s’accorde en admettant que les HPI disposent d’un QI supérieur à 130 (soit 30 points au-dessus de la moyenne, ce qui représente 2,2 % de la population (en France et en Suisse), la question est beaucoup plus complexe et nécessite une approche beaucoup plus globale, car c’est bien une pensée en arborescence doublée d’une hypersensibilité émotionnelle que nous pouvons observer. C’est la raison pour laquelle ces spécificités peuvent représenter un atout en situation de contrôle et s’avérer être un handicap lourd de conséquences pour celui ou celle qui se laisserait dépasser.

Curiosité et intuition

Les jeunes HPI connaissent beaucoup de choses et ils épatent très souvent pour leur âge. Les questions qu’ils se posent entre 12 et 15 ans, avec un langage plus élaboré que leurs camarades, pourraient être celles que se pose un adulte qui traverse la crise de l’âge mûr et ceci ne va pas sans creuser encore un peu plus le fossé avec leurs amis voire avec leur entourage. Cette curiosité quasi-maladive en fait des êtres assoiffés de connaissances en perpétuel questionnement et s’ils ne raffolent pas toujours de l’école, en tant qu’institution avec ses contraintes, ils ont une appétence toute particulière pour apprendre tout ce qui peut être appris. Mais ce qui les caractérise le plus, c’est incontestablement leurs dispositions supérieures dans l’art de relier des éléments d’apparence épars et paradoxaux ce qui leur permet d’aborder les questions d’une manière générale et globale… très gênant dans une classe à l’école ou au sein d’une équipe en entreprise.

Ces points forts ont néanmoins leur pendant. En effet, par réaction antagoniste ils s’ennuient vite et ont tendance à être très sélectifs dans leur investissement. S’ils aiment ils seront engagés plus que de mesure dans la tâche, quitte à passer pour des perfectionnistes, mais ils se lassent de celles qu’ils estiment répétitives car elles ne représentent aucune valeur ajoutée à leurs yeux.

Et toute leur vie sera ainsi rythmée. Cependant, l’utilisation permanente de l’intuition avec un sentiment renforcé de « bonne étoile » qui les guide (cf. article sur Napoléon et l’intuition) et dont ils dont usent allègrement dès leur plus jeune âge et leurs prédispositions à contourner la nécessité d’apprendre à apprendre peut faire apparaître, dans certains cas, un sérieux déficit en matière de méthode d’apprentissage ce qui peut s’avérer préjudiciable pour suivre une scolarité ou ils pourront être en échec ou ultérieurement dans le monde du travail.

Hyperesthésie et créativité

L’« exaspération des sens » (hyperesthésie) qui caractérise les HPI s’explique en partie par une vitesse neuronale supérieure à la moyenne (environ 0,05m/s de plus par point de QI supplémentaire à partir de 100). Quand on sait que le QI moyen est de 100 et que les HPI disposent généralement d’un QI de 130, c’est une vitesse augmentée de 1,5 m/s pour ces derniers. On considère qu’elle est doublée, ce qui expliquerait le sentiment de « saturation » dont font état les HPI. Cela se traduit par une impression de ne « jamais avoir l’esprit au repos » qui serait, par ailleurs, accentuée par une incapacité de réaliser un tri sélectif des informations venant de toutes parts. On observe ainsi une difficulté en matière de longue concentration sur l’essentiel ou sur une seule et unique source d’information. Cela amène à la question même du déficit de l’inhibition latente chez les HPI, même si certains spécialistes trouvent le lien non fondé scientifiquement.

Mais voilà que ce qui peut apparaître comme un handicap intervient dans un processus plus que générateur de valeur : la créativité. En effet, l’afflux dans le cerveau d’informations de toutes sortes, collectées par tous les sens en éveil des HPI qui viennent s’entrechoquer créent de nouvelles informations, images, sons ou formes. Grâce à ce foisonnement incessant, on voit naître des intuitions qui peuvent être géniales. Preuve en est, de nombreuses découvertes scientifiques sont issues de ce mode de pensée quelque peu différent des schémas traditionnels. Pour le constater, il faut lire les travaux d’Alexander et Andrew Fingelkurts (p. 22), deux chercheurs qui montrent le « lien étroit entre le facteur g de Spearman (quantité d’énergie mentale que le sujet est susceptible d’investir dans ses activités cognitives) et les fonctions du lobe frontal qui sont nécessaires à la réalisation du processus créatif et à la réflexion scientifique ».Les HPI dans l’entreprise

Souvent qualifiés « d’empêcheurs de tourner en rond », de « contestataires », de « curieux », ils ont une vie professionnelle mouvementée. En développant une confiance excessive dans leur intuition et leur infaillibilité, il est très compliqué de cohabiter avec des collègues HPI et plus particulièrement lorsque l’on est en situation de hiérarchique. Leur recherche de « mentor » est essentielle dans leurs rapports avec les autres. Mais ce dernier, qui doit être infaillible, perdra toute légitimité aux yeux de HPI dès l’apparition de la moindre faille.

Enfin, le rapport ambivalent qu’ils entretiennent avec le travail ne leur permet pas toujours de s’épanouir en entreprise. Leur quête de liberté les pousse à adopter un statut d’indépendant sans toutefois qu’ils soient assurés d’une réussite financière… mais ils sont libres et fidèles aux valeurs de l’entreprise dans laquelle ils n’entrent jamais par hasard. Ils croient aussi bien dans le produit que dans les valeurs de cette dernière car cela fait sens.

Bienveillance et absence de jugement. Comme le souligne justement dans un post Mathieu Lassagne du cabinet Coaching & Douance, bienveillance et absence de jugement seront deux grands alliés pour les managers qui encadrent des HPI. Trouver un compromis entre besoin de liberté et de sens et les exigences du service peut vraiment être bénéfique pour toutes les parties. Mais les difficultés peuvent rattraper les HPI dans leurs relations avec les autres qui peuvent s’avérer très complexes. En effet, essentiellement en recherche d’innovation et de sens du résultat, ils ont tendance à dissocier leurs performances et leurs enjeux de ceux des autres et cela pour des raisons évidentes : ils réfléchissent beaucoup plus vite que les autres membres de l’équipe et sont très sensibles aux signaux faibles.

En combinant lucidité et intuition (précédemment décrite) à cette capacité supérieure à capter les « lames de fond », on obtient un cocktail détonnant qui aboutira très souvent sur des idées et projets à forte valeur ajoutée pour l’organisation qu’ils servent. Mais leur souci majeur résidera dans la difficulté à convaincre les autres sur la base de cette même intuition. En effet, avec leur pensée en arborescence, des éléments ou des situations peuvent leur paraître logiques et faciles à aborder alors qu’il n’en est pas toujours de même pour les autres.

Une occasion de repenser l’éducation

Pour Jérôme Bondu de l’IAE de Paris, « être un haut-potentiel peut-être fatigant pour soi et pour les autres » car la recherche permanente de réponse est épuisante et nécessite la mise en place de stratégies capables de faire redescendre une pression induite par les fortes demandes de cet esprit foisonnant. Son hypersensibilité peut également l’amener à ne pas prendre la distance nécessaire à la mise en perspective des éléments positifs et négatifs ce qui l’empêche de donner du sens, d’écrire son histoire ou son chemin de vie alors éléments essentiels pour son bien-être”.

Voilà une définition qui nous montre bien que c’est dès le plus jeune âge que tout se joue et cela doit nous pousser à (re)penser notre système éducatif cloisonné et individualisant, élaboré au XIX siècle, dans le contexte du développement industriel alors que nous évoluons, aujourd’hui, dans l’ère du digital, de l’information, de la big data et du partage.

Donner du sens et apporter massivement des connaissance demeurent les piliers d’une pédagogie adaptée aux HPI, tout comme l’utilisation de méthodes inductives (Problem Based Learning ou méthode des cas). Dans le document d’aide au repérage de l’élève à haut potentiel qui sert de support au sein de l’Education nationale française, ces deux éléments sont clairement rappelés aux enseignants. Dans une même logique, les Départements de l’Instruction Publique (DIP) de Suisse Romande (canton de Genève, du Jura et de Vaud) en partenariat avec l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), une des meilleures écoles dans les classements mondiaux et européens ont mis en place l’expérience du cours Euler, qui s’étale sur 6 ans (de la 9e Harmos à la maturité). Destiné aux HPI, comme complément au cursus scolaire classique, les enseignements sont assurés par des doctorants, postdocs et chercheurs en mathématiques de l’EPFL.

Idem dans certaines écoles de la Confédération Helvétique, où des mercredis sont consacrés à « nourrir » les HPI en matières fondamentales et plus particulièrement en dans les domaines de la culture générale, des arts et de la méthode.

En observant les programmes et rythmes que suivent les élèves dans un établissement que nous connaissons particulièrement, Germaine de Staël, dirigé par Madame Eve-Marie Koehler, on comprend beaucoup mieux que ces “petits Zèbres” doivent également pouvoir bénéficier, outre des processus cognitifs innovants, d’un accompagnement spécifique avec des règles et un cadre qui doivent être cohérents, logiques et porteurs de sens. Ex-ducerer _(au sens de conduire, guider « hors de »), plutôt que former (ou formater) est sans conteste là une pierre angulaire pour amener les _HPI (et les autres) à s’épanouir et à éviter l’écueil de l’échec scolaire. Cela demande cependant d’accepter de rompre avec l e paradigme de l’éducation et de promouvoir la pensée divergente, notion chère à Sir Ken Robinson.

Bien entendu, une autre alternative demeure ; c’est l’enseignement à domicile mais elle reste difficile à mettre en œuvre.

Prof-Dr. Richard Delaye, Academic Dean

Innovation Day : Lancement d’un nouveau produit sur le marché (Cas Youthdrink)

MP Expert est une entreprise spécialisée dans la création de solutions aromatiques sur-mesure. Après avoir terminé sa phase de recherche et développement pour sa nouvelle gamme “Youthdrink” (5 gelées et 5 boissons énergisantes bio, naturelles, sans sucre ni produit de synthèse), elle entre désormais dans la phase de commercialisation de ses produits sur le territoire helvétique.

Arnaud Roth, Directeur commercial chez MP Expert, vous sensibilisera sur les enjeux du lancement d’un nouveau produit sur le marché (R&D, brevets, choix des fournisseurs et distributeurs, chaîne d’approvisionnement, marketing…) et d’une commercialisation à l’international.

Ensuite, un consumer test de la gamme Youthdrink vous sera proposé afin de recueillir vos avis et ressentis gustatifs. Puis, sous forme de Workshop, des groupes de travail seront constitués pour la recherche d’un nouveau slogan, la création d’un questionnaire de satisfaction client, et des idées de développement (réseaux sociaux, événements…) dans le but de créer une véritable communauté de consommateurs.

Mercredi 26 avril de 9h à 16h30, IMSG, Campus Biotech Innovation Park, Avenue de Sécheron 15, 1202 Genève.

Un nouvel article du Dr. André-Yves Portnoff, professeur visitant à lIMSG

« Sauvons les Zuckerberg français ! »

Le tissu économique français souffre, encore et toujours, de la préférence pour les grandes entreprises, dont le modèle organisationnel est pourtant clairement un échec, estime dans une tribune au « Monde » le prospectiviste André-Yves Portnoff.

LE MONDE ECONOMIE | Par André-Yves Portnoff (Conseiller scientifique de Futuribles international et professeur à la Haute école de gestion de Fribourg (HEG), Suisse)

TRIBUNE. Gagner la bataille de l’emploi est humainement, politiquement vital. Mais aucun candidat à la présidence n’assume encore trois faits majeurs.

Première évidence, la désindustrialisation de la France, destructrice de millions d’emplois et présentée comme une fatalité, résulte en réalité du choix d’élites qui croient l’industrie ringarde à l’ère des services.

Deuxième évidence, cessons d’entraver ceux qui créent l’emploi et de soutenir ceux qui le sapent. La croissance des PME génère l’emploi, les grands groupes le détruisent. L’Europe ne crée quasiment plus de leaders mondiaux, les PME innovantes ne réussissant pas, sauf en Allemagne, à dépasser les 500 salariés sans se faire absorber ou « tuer ».

Après les Mozart, ce sont les Zuckerberg français qu’on assassine. Jamais autant de nos PME n’ont été rachetées par des concurrents américains ou asiatiques. Autant de cadeaux financés par nos impôts. Malgré ces faits (mé)connus, nos gouvernements successifs offrent près de 75 % des aides publiques en recherche et développement (R&D) et innovation à « un petit nombre de grands groupes non représentatifs du potentiel français », lit-on déjà dans un rapport ministériel de juillet… 1987.

NOS POLITIQUES NE PEUVENT RESTER AVEUGLES

Troisième évidence, pour une économie compétitive, il faut assainir nos grandes organisations publiques et privées. Leur structure en silos cache aux directions la réalité complexe des problèmes, bloque les coopérations, dégrade l’intelligence collective. Un management taylorien stresse les acteurs opérationnels, dissuade les talents, gâche l’expérience de terrain. En pressurant les sous- traitants, on réduit résilience et créativité.

Tout cela empêche de bien exploiter le numérique. On réclame des aides pour que notre industrie comble son déficit en robots, comme il y a trente ans on excusait notre défaut de productivité en affirmant que Toyota utilisait beaucoup plus de robots que ses concurrents. L’expert en management Hervé Sérieyx révéla au contraire que non seulement Toyota avait moins de robots, mais ne transformait pas ses salariés en robots. Toyota s’est hissé au premier rang mondial en inventant le toyotisme, qui valorise le talent de chacun.

Par appât du gain immédiat, on a préféré en Occident la « taylorique », c’est-à-dire le taylorisme plus la productique. Pourtant, pléthore d’études prouvent que c’est la financiarisation et la formation des élites qui, en induisant un management par la méfiance et le mépris, dégradent la compétitivité en Occident. Nos politiques ne peuvent plus rester aveugles.

CINQ MESURES URGENTES

Voici donc cinq propositions de mesures pour un programme présidentiel qui tiendrait compte de ces évidences.

La première mesure ne coûterait rien au contribuable et aurait un effet rapide sur la croissance : sur le modèle du « Small Business Act » (SBA) américain de 1953, Etat et régions réserveraient un cinquième des marchés publics aux PME et ETI indépendantes. L’idée a été proposée par François Bayrou en 2007, reprise par le candidat Nicolas Sarkozy, mais vite abandonnée, car bloquée à Bruxelles par les bureaucrates, les néolibéraux et les lobbies. Un SBA reste possible et nécessaire en France. Le corollaire serait que l’Etat devienne exemplaire comme donneur d’ordre en simplifiant drastiquement les procédures d’accès aux marchés publics.

La deuxième mesure réorienterait vers les PME et les ETI les aides à la recherche et l’innovation, particulièrement le crédit impôt recherche (CIR) qui, au départ, encourageait l’accroissement des efforts des PME. Sa modification en 2008 par le gouvernement de François Fillon a offert 1,4 milliard d’euros supplémentaires aux grosses entreprises. François Hollande, candidat, a qualifié cela d’effet d’aubaine et a promis d’y remédier. Devenu président, il y a renoncé. En résistant aux chantages et en recentrant le CIR sur son objectif initial, l’Etat récupérerait des recettes pour aider les PME.

Un troisième ensemble de mesures soutiendrait le développement des entreprises visant le long terme, notamment familiales, coopératives ou à racines fortes dans le territoire, et privilégiant la coopération loyale et durable avec leurs parties prenantes – salariés, sous-traitants, territoires, concurrents. Elles sont plus résilientes et créent plus de valeur pour l’ensemble des parties prenantes. Le corollaire serait d’exclure de toute aide les grandes entreprises qui abusent de leur position pour agir de façon contre-productive envers leurs fournisseurs et leurs salariés.

LES ORGANISATION NE SE RÉFORMENT PAS PAR DÉCRET

La quatrième mesure concernerait le secteur public. La compétitivité dépendant, on l’a dit, de la qualité des relations internes et externes avec les parties prenantes, que l’Etat, premier employeur du pays, donne l’exemple ! Un management par le sens redynamiserait les personnels.

Le problème n’est pas de réduire le nombre de fonctionnaires, mais de leur permettre de produire ensemble plus de valeur pour le bien commun. Le corollaire serait que l’Etat place à la tête des établissements publics des personnalités choisies pour leurs aptitudes à écouter et mobiliser, au lieu de caser les anciens membres des cabinets ministériels.

La cinquième mesure concerne la méthode de la réforme. Les organisations, pas plus que la société, ne se réforment par décret. Agissons au niveau des pratiques quotidiennes. Généralisons une méthode de créativité éprouvée, l’analyse de la valeur. Elle contraint à la transparence des objectifs qui doivent être spécifiés, elle soumet les solutions pour les atteindre à une libre critique des fonctions concernées, en amont et en aval.

D’où moins de buts inavoués, plus de créativité, de spectaculaires économies, une qualité de service améliorée. Cette généralisation permettrait une vraie simplification administrative. Un manifeste de 800 experts et entrepreneurs l’avait en vain réclamé en 2014. L’année précédente, le président Obama l’avait imposée à son administration. Mais là-bas, le président lui-même savait ce qu’était le « value management ». Ce n’est pas encore le cas en France !

La productivité du travail en déclin : Quels liens avec les transformations du marché du travail ?

Le Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) vient de publier le numéro 135 de Connaissance de l’emploi : « La productivité du travail en déclin : quels liens avec les transformations du marché du travail ? ».

La productivité du travail constitue un indicateur de l’efficacité du processus de production. Son augmentation régulière est au cœur de la croissance économique d’un pays. Or, de nombreuses études l’attestent : cette productivité a nettement ralenti dans la plupart des pays de l’OCDE depuis la crise de 2008.

Utilisant les résultats de plusieurs recherches, ce 4-pages démontre, parmi les facteurs influents, le rôle des comportements et politiques d’emploi dans l’évolution de la productivité du travail en temps de crise mais aussi à plus long terme. Les ajustements opérés par les entreprises ‒ baisse du coût du travail, modération salariale, réduction des horaires, maintien de l’emploi qualifié, flexibilité de la main-d’œuvre ‒ dont certains soutenus par les pouvoirs publics ‒ ont pour effet de transformer le marché du travail. Ces ajustements contribuent à dégrader la qualité des emplois et risquent d’affaiblir durablement la productivité du travail et les perspectives de croissance de l’économie.

Philippe Askenazy, Christine Erhel

Connaissance de l’emploi, n° 135, avril 2017.

https://hal.science/hal-02138346/

Nos étudiants en visite au Casino de Genève

Le Mercredi 15 mars 2017, les étudiants de l’IMSG ont eu le privilège de visiter le Casino de Genève en présence de son Directeur Général, M. Fabrizio BAROZZI. Ce dernier, après une belle présentation de son établissement, les a sensibilisé sur la responsabilité sociale des Casinos, la lutte contre l’addiction et les règlementations cantonales et fédérales auxquels ils sont soumis.

Cette visite ayant avant tout un caractère pédagogique, les étudiants de l’IMSG ont du préparer et présenter à M. Barozzi un travail de recherche sur lequel ils avaient travaillé en groupe au préalable de cette visite. Ainsi, ils devaient répondre à la problématique suivante : Quelle est la place du Jeu dans nos sociétés ?

En deuxième partie de journée, une initiation à la Roulette et au Black Jack leur a été proposée avec des croupiers professionnels.

Toute l’équipe de l’International Management School Geneva tient à remercier les membres du Casino du Lac pour leur accueil chaleureux et à M. Barozzi pour sa gentillesse et sa disponibilité.

Soutenance de DBA le Samedi 1er avril 2017 à lIMSG

Le Capitaine Vassishtasaï RAMANY BALA POUBADY présentera ses travaux de recherche le 1er avril 2017 à 10h dans la salle Orion de l’Innovation Park – Campus Biotech – Avenue Sécheron 15, 1202 Genève.

Au travers de sa thésis il abordera la question suivante.

Paradoxe(s) de l’engagement : cas de militaires sous contrat

Le jury est composé de :

Monsieur Jean-Marie PERETTI, Professeur des Universités, ESSEC-Paris, Président

Monsieur Pierre-Michel AUER, Ingénieur, Colonel EMG, Assesseur

Monsieur Jean-Philippe JEHL, Professeur Agrégé des Universités, Université de Lorraine, Rapporteur

Monsieur Éric NICOD, Colonel (e.r.), IMSG, Rapporteur

Monsieur Richard DELAYE-HABERMACHER, Docteur habilité, Commandant CESA (r.o.), Directeur de thesis

Campagne de sécurité routière : Cohabitons au Campus Biotech Innovation Park

La rentrée académique va générer un important trafic sur les routes de l’agglomération et dès lors un risque accru d’accidents.

Campus Durable et la Fondation pour les étudiants de l’EPFL (FEE) lancent aujourd’hui une deuxième édition de la campagne de sécurité routière « Cohabitons », qui vise à sensibiliser piétons, cyclistes et automobilistes au respect mutuel entre usagers de la route, tout en rappelant les bonnes pratiques en matière de circulation.

Outre la pose de panneaux de signalisation originaux, à découvrir dès aujourd’hui sur tout le campus, « Cohabitons » proposera prochainement des actions de distribution de matériel de sécurité ainsi que des cours de conduite cycliste gratuits. L’action « Bike to Work » qui se déroulera en mai-juin sera également orientée sur ces questions de sécurité.

En souhaitant à toutes et à tous une bonne rentrée académique.

L’IMSG voyage en ville de Genève

Inauguré par le Conseiller d’État en charge du Département des Transports, Luc BARTHASSAT, le tram du Cercle des Dirigeants d’Entreprises sillonnera Genève durant toute l’année 2017. Cette initiative est l’oeuvre de la Présidente du CDE, Enza TESTA HAEGI, accompagnée de Jean-Claude SCHMALTZ, Directeur Général de TP PUB, et de Pascale BOSSON, professeur de communication au sein de l’IMSG. Un grand merci à notre étudiante Monia Vernede de sa participation à ce projet. Elle sera l’ambassadrice de l’International Management School Geneva tout au long de cette année…