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Le vrai diplôme, c'est l'emploi
02/09/2024

Le vrai diplôme, c’est l’emploi

Dans un contexte où le marché de l'emploi devient de plus en plus exigeant et incertain, les chiffres sont assez révélateurs.

Dans un contexte où le marché de l’emploi devient de plus en plus exigeant et incertain, les chiffres sont assez révélateurs. Selon une enquête récente de l’Office fédéral de la statistique, parue avant-hier dans la Tribune de Genève, le taux de chômage des diplômés des hautes écoles suisses a augmenté, passant de 2,7% en 2021 à 3,2% en 2023. Ce constat révèle une réalité troublante : de nombreux diplômés, essentiellement en économie et management, peinent à trouver un emploi, même après des années d’études supérieures. Ces données viennent conforter le choix de certains établissements, qui, en misant sur des pédagogies combinant apports académiques rigoureux et portée opérationnelle durant les cursus obtiennent un taux d’emploi pouvant avoisiner les 97% pour leurs étudiants trois mois après l’obtention de leur diplôme.

Ces institutions éducatives brisent un tabou : l’éducation ne se termine pas avec un diplôme, elle se concrétise par un emploi et doit se poursuivre tout au long de la vie.

La dualité : Un modèle éducatif qui fait la différence

Ce succès repose sur une approche innovante mais bien rodée : la dualité école-entreprise. La Suisse, est reconnue pour son excellence en matière de système éducatif qui est particulièrement performant dans le domaine de l’apprentissage et qui repose justement sur le dual. Néanmoins, le dispositif est beaucoup moins ancré dans les formations supérieures et c’est pourquoi, avec la gouvernance de l’International Management School Geneva (IMSG), nous avons fait le pari de cette pratique éducative éprouvée.

Les étudiants passent ainsi 40% de leur temps en entreprise durant les deux premières années de Bachelor, un taux qui progresse jusqu’à 70% en troisième année et en MBA. Cette immersion dans le monde professionnel permet aux apprenants de développer des compétences pratiques et d’acquérir une expérience directement applicable, les préparant efficacement à intégrer le marché du travail. Par ailleurs, l’entreprise constitue un formidable terrain pour mettre en application des concepts vus en cours mais permet surtout de mesurer les contraintes « réelles » de cette même mise en oeuvre, ce qui manque cruellement aux pédagogies « classiques » même si ces dernières s’appuient de plus en plus sur des études de cas.

Enfin, pour les étudiants de plus en plus bercés par « Netflixisation », cette alternance école-entreprise est intéressante car, outre le fait de rendre visible les acquis conceptuels, de matérialiser le rêve en quelque sorte, elle séquence les temporalités et évite la routine qu’ont en horreur la génération de slashers qui est la cible de la présente réflexion.

Pour les étudiants, la dualité, c'est la garantie d'une employabilité immédiate, pour les employeurs, c'est l'assurance de recruter des talents formés, compétents et prêts à contribuer activement dès leur premier jour en entreprise.

L’emploi : Un label de qualité qui compte

Alors que les accréditations foisonnent dans le secteur de l’éducation, il est important de rappeler que le principal label qui devrait réellement compter pour une Business School est celui de l’emploi de ses diplômés. Cela sous-entend que ces derniers disposent de compétences répondant aux attentes des entreprises, ce qui est, rappelons-le, l’idée première qui a conduit à la création des Business Schools à la fin du 18ème et au début du 19ème siècle. En effet, alors que les universités peinant à pourvoir les entreprises en collaborateurs détenteurs d’habiletés en gestion d’entreprise, en encadrement, en planification, des programmes spécifiques ont été mis en place par les Écoles de commerce européennes puis plus tard par les Business Schools anglo-saxonnes pour palier ces carences. La dualité école-entreprise vient renforcer cette qui garantit que les diplômés ne sont pas seulement prêts pour l’emploi, mais qu’ils sont également capables de contribuer activement et de manière innovante en entreprise et à accompagner les changements sociétaux avec autonomie et responsabilité.

En réalité, ce qui différencie les institutions ayant décidé d'intégrer ce dispositif des autres, c'est leur volonté profonde à faire de l'employabilité de leurs diplômés un indicateur de réussite, un KPI central dans le projet pédagogique.

Prof. Richard Delaye Habermacher

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