Une prise de conscience nécessaire

Selon un rapport de Dell et du think tank californien « Institute for the Future », 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore. C’est là un constat que l’IMSG prend très au sérieux en sa qualité d’acteur de l’enseignement et dont la mission vise à contribuer au développement de l’employabilité des nouvelles générations. Sur un marché de l’emploi qui se complexifie, la perception des jeunes diplômés est sans appel. En effet, pour 60% de ces derniers, « les compétences qu’ils ont acquises ne correspondent jamais ou rarement aux attentes des entreprises ».

Rupture de l’éducation traditionnelle

L’accélération exponentielle de ces dernières années met à mal les structures d’enseignement traditionnelles qui peinent à s’adapter aux nouveaux enjeux. Les changements, qu’ils soient sociétaux ou technologiques, imposent aux écoles qui veulent répondre aux paris de demain d’accepter la rupture du paradigme de l’éducation, d’une rare brutalité, qu’elles sont contraintes d’accepter si elles ne veulent pas disparaître. Il devient alors essentiel de déconstruire de solides préconstruits qui se sont imposé au fil du temps comme de véritables postulats quand ce ne sont pas des dogmes.

L’adoption d’un nouveau modèle d’éducation, reposant davantage sur l’acquisition des « soft skills », est donc incontournable. Le développement de ces compétences émotionnelles et relationnelles implique un retour au sens donné aux enseignements, à la culture de la bienveillance, de l’empathie et de l’altruisme.

Il est, du reste intéressant de noter que dans une étude menée dans 15 pays, par World economic forum, les soft skills que les salariés estiment indispensable de posséder en 2020 sont essentiellement orientées vers la résolution de problème complexe, la pensée critique, la réactivité, la gestion des équipes, la coordination, le jugement et prise de décision, le souci du service client, la négociation, la souplesse cognitive et bien entendu, l’intelligence émotionnelle… tout ce que l’on n’apprend pas à l’école.

C’est dans une démarche de recherche appliquée que l’équipe de l’International Management School a décidé de créer la Chaire Mutations et Agilités.

Cette dernière est composée de trois facettes :

  • La première relève du domaine de la recherche. Elle se fixe comme objectif de réfléchir aux réponses à apporter en termes d’emploi des jeunes générations sur le bassin genevois. Pour cela, elle s’appuie sur les résultats issus de « profilages » obtenus suite à la mise en place un protocole de recherche dénommé « Compétences agiles 2030 » avec la société Léonardo 3.4.5. Le terrain de recherche est celui des élèves et étudiants âgés de 15 à 25 ans pour lesquels une représentation de leurs « soft skills » sous la forme d’une « cartographie » permettra de sensibiliser les futurs employeurs sur leurs futurs collaborateurs. Cette étude permettra de comprendre les types d’activités dans lesquels les sujets ont des atouts particuliers de manière à anticiper, voire inventer, les « compétences agiles » qui seront nécessaire d’ici 2030… Avec une minutieuse observation et interprétation des interactions en matière de relations interpersonnelles et de charges émotionnelles.

 

  • La seconde se nomme « Générations agiles ». Elle est une mise en perspective des résultats obtenus ainsi que des observations de plusieurs décennies au contact des « jeunes générations ». Elle doit aboutir sur la création de l’IMSG Junior, école dont l’objet est de construire un dispositif innovant d’accompagnement des collégiens (de 14 à 18 ans en secondaire II) dont les aptitudes ou comportements face à l’apprentissage peuvent sembler différer des normes traditionnellement admises. Ceci, afin qu’ils puissent suivre des études et ainsi mettre à profit leurs spécificités plutôt que de les subir. La prise en compte des évolutions sociétales, des nouvelles contraintes et opportunités et des résultats de l’axe de recherche « compétences 2030 » pour adapter la pédagogie et les modes d’acquisition des savoirs est essentielle.

 

  • La troisième consiste en la création de X3, Excubateur, qui, contrairement à l’incubateur qui est fortement connoté « technologique » s’attache à créer des nouvelles rencontres avec de de nouvelles formes d’entreprendre et d’échanges et qui vont amener à l’éclosion de nouvelles idées, de nouveaux produits et services pas forcément très technologiques. L’Excubateur se donne comme ambition de révéler 2 projets annuels, et vient en support du projet « compétences 2030 » et de « Générations agiles » qui peuvent ainsi « prendre corps ». X3 souhaite justement susciter et cultiver une innovation de rupture nécessaire compte tenu les nouveaux marchés qui se profilent. X3 est soutenu par un club d’entrepreneurs qui rassemble des chefs d’entreprises autour de ces jeunes et développe une forme de mentorat.

Qu’il s’agisse de l’élaboration du Business Plan , de la mise en relation avec des Business Angels, de l’enseignement des techniques de vente, de la rencontre avec des acteurs économiques (networking etc…), de la prévention des cyber-risques et du développement de la cyber-compétitivité, une équipe est là pour accompagner les jeunes talents agiles dans leurs projets.

Les acteurs de la Chaire Mutations et Agilités de l’IMSG:

  • M. Hervé AZOULAY, Business Angel
  • Prof. Dr. Richard DELAYE-HABERMACHER, titulaire de la chaire CMA, IMSG
  • M. Jérôme FAVOULET, directeur de l’Excubateur X3 « Talents and Agility », DBA in Progress
  • Prof. Dr. Marcello MORTILLARO, Senior Scientist, Swiss Center for Affective Sciences, Université de Genève
  • Prof. Dr. Christa MUTH, professeure émérite, consultante et facilitatrice
  • M. Philippe PACHE, psychologue, DBA in Progress
  • M. Jacques-François PERRENOUD, en charge des projets IMSG, DBA in Progress
  • Vanessa SURIANO, chargée de relations et business développement
  • Yann VAUCHER, Directeur de One technologies Sàrl, spécialiste en leadership organisationnel et formateur d’adultes avec Brevet fédéral
  • Mme Laura VENCHIARUTTI, fondatrice ImpactIA, en charge du programme « Assessment & Innovation » à l’IMSG
  • Franck VIDAL, chef d’entreprises, Suisse